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GIVERNY - Un bras de l'Epte, détourné pour alimenter le bassin des nymphéas.

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Jean JABLONSKI - Vue des bords de l'Epte à Giverny - Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, Paris (RMN)

Venir à Giverny dans le jardin mouillé, quand octobre déjà flamboie en vigne vierge rougeoyante sur les murs alentour, quand tout autour le village soudain ressemble à un village, avec ses habitants, son école à la cour penchée, son rythme, son identité. Octobre. Le nom est doux à boire, coule dans la gorge comme un vin muscat.

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Viorne obier, sur fond impressionniste ...

Octobre à Giverny, c'est la promesse d'un automne à la française, où l'onctuosité de la Normandie se mêle à l'aristocratie d'une Ile-de-France toute proche. Partout, au début de l'automne, on fait de la gelée de coings, de mûres. Ici, Monet marchait dans son jardin, et préparait des confitures de lumière.

Philippe DELERM - Les chemins nous inventent - Editions Stock - 1997